Ce soir sur Paris Première, Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo : le polar qui a redéfini le thriller français, cascades folles et tension pure

En résumé

  • 🎬 Peur sur la ville
  • 📺 Paris Première à 21h
  • 🔎 Un polar culte des années 70 avec Jean-Paul Belmondo, réalisé par Henri Verneuil, mêlant cascades spectaculaires, suspense urbain et critique de la morale puritaine, considéré comme un classique du cinéma français.

Jean-Paul Belmondo, Henri Verneuil et la fièvre du polar français des années 70 s’invitent ce soir sur Paris Première avec la diffusion de Peur sur la ville, l’un des thrillers les plus emblématiques du cinéma hexagonal. Retour d’un monument : un Belmondo électrique, un tueur moraliste terrifiant baptisé Minos, des cascades insensées, et cette patine seventies qui continue de fasciner cinquante ans plus tard.

Un polar culte qui a redéfini le Belmondo des années 70

Sorti en 1975, Peur sur la ville marque l’un des tournants majeurs de la carrière de Jean-Paul Belmondo. Sous la direction d’Henri Verneuil, déjà maître du polar populaire, l’acteur incarne le commissaire Jean Letellier, flic obstiné, physique, insolent, figure d’un cinéma d’action à la française aujourd’hui disparu. Le film repose entièrement sur cette énergie-là : un héros charismatique, prêt à courir sur les toits, à s’accrocher à un métro en marche, à foncer dans Paris pour stopper un tueur insaisissable.

Ce tueur, c’est Minos, incarné par Adalberto Maria Merli. Inspiré du juge des Enfers de la mythologie grecque, il sélectionne ses victimes selon un code moral délirant. Le résultat : un thriller urbain qui, sans chercher une psychologie fouillée, installe une tension très moderne, presque anxiogène, où les appels téléphoniques menaçants et les lettres anonymes composent une atmosphère de chasse à l’homme implacable.

Ajoutez à cela la partition nerveuse et élégante d’Ennio Morricone, et vous obtenez un cocktail qui, en 2026, garde une efficacité redoutable.

Pourquoi Peur sur la ville reste un film si fascinant en 2026

On pourrait y voir un simple polar vintage, mais c’est tout l’inverse. Le film est un miroir étonnant du cinéma populaire français, celui où Belmondo faisait lui-même ses cascades, où Paris devenait un terrain de jeu spectaculaire, et où la mise en scène d’Henri Verneuil flirtait avec l’école américaine sans jamais renier son identité française.

La course-poursuite sur les toits parisiens reste une pièce d’anthologie, tout comme la séquence finale en hélicoptère, réalisée en conditions quasi réelles avec le GIGN. Même aujourd’hui, dans un monde saturé d’effets numériques, ces images respirent l’authenticité et la prise de risque. Elles participent de cet héritage très particulier : celui d’un cinéma qui plaçait l’acteur au centre de l’action, littéralement.

On retrouve aussi tout l’art narratif de Francis Veber au scénario, bien avant La Cage aux folles ou Le Dîner de cons. Veber sait construire des situations tendues mais claires, et sculpter des personnages immédiatement identifiables. Letellier, avec son humour pince-sans-rire et son entêtement, devient l’un des archétypes du flic français de cinéma.

Les moments qui font de ce film un classique

  • Les scènes de poursuite réalisées par Belmondo lui-même, dont la fameuse course sur un métro en marche.
  • Le duel Letellier/Minos, mélange d’intimidation téléphonique, de symbolique mythologique et de pur suspense urbain.

Mais Peur sur la ville n’est pas qu’un film d’action. Sous la surface, il critique l’hystérie morale et les jugements puritains extrêmes, incarnés par Minos et sa vision déformée de la « pureté ». Verneuil ne s’attarde pas dans la psychologie profonde, mais le sous-texte est là : la violence naît souvent d’une obsession du contrôle et de la norme.

Un casting solide autour d’un Belmondo impérial

Si Belmondo occupe le centre, le reste de la distribution apporte une densité agréable. Charles Denner en inspecteur Moissac forme un duo très complémentaire avec lui : calme, posé, presque mélancolique. Lea Massari, Rosy Varte, Catherine Morin ou encore Giovanni Cianfriglia enrichissent l’univers du film avec des personnages marquants. Et Jean-François Balmer, tout jeune à l’époque, apparaît dans un rôle secondaire mais déjà prometteur.

L’ensemble fonctionne comme une photographie fidèle du cinéma français de 1975 : acteurs venus du théâtre, du polar italien, de la comédie d’auteur, réunis dans une œuvre hybride et populaire.

Pourquoi regarder Peur sur la ville ce soir sur Paris Première

Si vous aimez les thrillers nerveux, les cascades non truquées et la puissance d’un Belmondo au sommet de sa forme, ce film est un incontournable. C’est aussi une plongée dans un Paris disparu, filmé comme un décor vivant, traversé par une urgence palpable.

Ce soir, à 21h, Paris Première propose bien plus qu’une rediffusion : un voyage dans le cinéma français lorsqu’il allait droit au but, misait sur le rythme, l’action et l’intensité. Peur sur la ville continue de captiver parce qu’il respire la sincérité d’un cinéma artisanal, généreux, presque brut.

Un polar qui ne vieillit pas vraiment, un Belmondo légendaire, un Verneuil en pleine maîtrise : voilà de quoi pimenter votre soirée du mardi 27 janvier 2026.

Quelle scène culte de Peur sur la ville te donne le plus de frissons ?
La course sur le métro
La poursuite sur les toits
Les appels de Minos
Le face-à-face final
La musique de Morricone

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